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Ego et honnêteté intellectuelle · Entrée 07

Avoir tort ne coûte rien. Le rester coûte cher

Le réflexe

“On a déjà tranché. On y va.”

Changer d’avis en cours de route passe pour de la faiblesse. Alors tu continues, en espérant que les faits finissent par te donner raison.

Le réflexe builder

“Les chiffres ne vont pas là où on pensait. On arrête.”

Pourquoi

Une décision annulée en semaine un coûte une semaine. La même décision, défendue jusqu’au bout parce que trois personnes y ont accroché leur crédibilité, coûte un trimestre.

Ce n’est pas l’erreur qui se compose. C’est tout ce qui a été construit par-dessus pendant que personne n’avait le droit de le dire. Le schéma sur lequel deux autres équipes ont commencé à écrire. Le slide montré au board. Le recrutement fait pour une stack que tu es sur le point de quitter.

Rien de tout ça ne justifie de tourner le volant une semaine sur deux. Si tu ne peux pas nommer ce que tu as appris depuis la décision, tu ne corriges pas, tu vacilles.

Le délai est rarement technique. Celui qui doit arrêter est celui qui a proposé, et au bout de deux mois il en est propriétaire en public. Tout le coût tient dans une seule gorge, et la salle sait très bien laquelle.

À essayer

Quand une décision engage plusieurs semaines, écris une ligne à côté avant de commencer.

Ce qui me ferait revenir en arrière, et la date à laquelle je vérifie : …

Écris-la pendant que tu es encore neutre. Trois semaines plus tard, tu tordras le critère jusqu’à ce que ce que tu as construit passe. Tout le monde le fait. Mets une date sur la ligne, et tiens-la.

À discuter

Quelle décision on garde uniquement parce que revenir en arrière serait gênant ?