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Visibilité · Entrée 47

Le marketing n'est pas de la décoration

Le réflexe

Le marketing arrive à la fin pour rendre le produit présentable. Couleurs, textes, captures d’écran.

De l’emballage, autour d’une valeur créée ailleurs.

Le réflexe builder

“Le marketing, c’est savoir pour qui c’est et pourquoi ils changeraient. Tout ce qui se voit vient après.”

Pourquoi

Le travail qui compte se passe avant que quiconque ouvre un outil de design. Pour qui c’est. Ce qu’ils utilisent aujourd’hui. Ce qui change pour eux.

Ces réponses ne décrivent pas le produit, elles le décident. Une équipe qui sait que son utilisateur est celui qui compte le stock à 19h construit une application différente d’une équipe qui construit pour “les commerçants”. Même marché, produit différent.

Quand les réponses sont floues, aucune exécution ne sauve rien. Un site magnifique adressé à tout le monde ne convertit personne, parce que personne en le lisant ne se sent adressé. La phrase du fondateur ici, c’est qu’un bon produit se vend tout seul. Il se vend tout seul une fois, à des gens qui te connaissaient déjà. Le deuxième marché n’a jamais entendu parler de toi.

Le coût remonte plus tard, mal diagnostiqué. Définis le marketing comme la couche visible et ceux qui en sont responsables ne sont jamais invités aux décisions. On leur tend un produit fini et on leur demande de le vendre. Quand ça ne se vend pas, le verdict est que le marketing est faible. Il était exclu, pas faible.

À essayer

Quatre questions, par écrit, sans adjectifs.

Pour qui : À la place de quoi aujourd’hui : Ce qui change pour eux, concrètement : Pourquoi maintenant :

Fais répondre trois personnes séparément, puis mets les réponses côte à côte. Là où elles divergent, ce n’est pas un problème de communication.

À discuter

Cite le dernier client à qui on aurait dû dire non. Qu’est-ce que dans notre façon de nous décrire l’a laissé passer ?