Le réflexe
Une solution accumule les options pour couvrir tous les cas imaginés. Chacune paraît raisonnable prise seule. Ensemble, elles rendent le travail lourd pour tout le monde.
Le réflexe builder
“De quoi les personnes ont-elles réellement besoin, et quelle partie ajoute un coût sans les aider ?”
Pourquoi
Ajouter est facile : chaque option répond à une demande, chaque champ à un cas. Retirer demande de comprendre. C’est pour ça que faire simple est une performance : il faut savoir exactement ce que fait chaque partie pour oser l’enlever.
Un formulaire perd un champ inutile et devient plus rapide à remplir. Un autre perd le champ dont la comptabilité avait besoin, et le problème revient trois semaines plus tard, ailleurs. La différence entre les deux, c’est la question posée avant : qui utilise cette information, et à quelle étape suivante ?
Un cas rare peut protéger une opération importante. Absent cette semaine, il peut arriver la semaine prochaine. Avant de retirer, demande à celui qui entretient la partie ce qu’elle a déjà évité.
Cela vaut pour un écran, une procédure, un rapport, une offre commerciale ou un tableau de bord. La version simple garde ce qui rend le travail juste et enlève ce qui le complique. Rien de plus, rien de moins.
À essayer
Choisis une partie de ton travail que tu sais expliquer. Note ce que tu voudrais retirer et ce que cette partie permet aujourd’hui.
Montre-le à une personne qui l’utilise. Puis retire-la sur un petit périmètre, en gardant de quoi la remettre.
Après un cycle d’usage, regarde si la tâche est plus facile et si quelque chose manque. Garde, adapte ou remets.
À discuter
Quelle simplification récente a réduit l’effort tout en préservant le service rendu ?
À vérifier ailleurs : Rich Hickey examine la distinction entre simplicité et facilité dans Simple Made Easy, cité dans Déjà écrit.